Étude sur l'efficacité du Name & Shame sur les délais de paiement

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GOODPayeur a étudié les comportements de paiement de l'intégralité des 333 entreprises dont les condamnations ont été publiées entre 2015 et 2019, par la DGCCRF, afin de mesurer la possible influence du Name & Shame sur leurs comportements de paiement.

Pierre PELOUZET, Médiateur des entreprises auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, nous a livré sa perspective sur nos résultats et sa vision concernant une amélioration de climat des affaires en France.

Les retards de paiement sont à l'origine de plus de 25% des défaillances parmi les PME

Les retards de paiement constituent un véritable frein à la croissance française. L'État, par le biais de la Médiation des entreprises, la DGCCRF, la LME ou plus récemment la loi PACTE, s'emploie à lutter contre les délais de paiement abusifs pratiqués par les entreprises françaises, publiques ou privées. C'est notamment par les actions du Name & Shame, en vigueur depuis 2015, que le gouvernement combat les mauvais payeurs. Afin de mesurer l'efficacité de ce dispositif, GOODPayeur a mené une étude des comportements de paiement de chacune des 333 entreprises dont la condamnation a été publiée par la DGCCRF. Pierre PELOUZET, Médiateur des entreprises, s'est exprimé sur les résultats de cette étude.

La réaction du Médiateur des entreprises

Pierre PELOUZET, Médiateur des entreprises auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, a accepté de nous donner sa perspective sur les résultats de notre analyse. La mission du Médiateur est d’œuvrer dans le sens de relations équilibrées entre clients et fournisseurs par le biais, notamment, de la médiation, dans le but d’instaurer un climat des affaires le plus sain possible en France. Les entrepreneurs français peuvent, par ailleurs, saisir le Médiateur afin de régler un éventuel litige avec une autre entreprise ou une administration.

« Je dois dire que je suis un peu interpelé par ces résultats », nous a dit M. PELOUZET. « D’un côté, de nombreuses entreprises paient encore en retard, même si certaines ont des comportements vertueux et de l’autre, l’évolution entre 2018 et 2019 n’est pas positive. Cependant, on peut tout de même nuancer un peu. Rappelons-nous que, pour un certain nombre de cas, le Name & Shame a été jusqu’à présent peu visible. La loi PACTE va d’ailleurs amener plus de mise en avant. Pour les cas dont on entend le plus parler dans les médias, , il s’agit très souvent de grandes entreprises et dans une structure de cette taille, changer ses pratiques prend du temps. L’étude GOODPayeur sera donc particulièrement à suivre sur la durée. Rendez-vous dans un an pour la suite, donc ! »

M. PELOUZET, par ailleurs, semble partager nos conclusions quant à l’avenir du Name & Shame : « On comprend aussi que le Name & Shame ne peut pas être l’unique outil pour solutionner les problématiques liées aux retards de paiement. Et c’est justement là l’intérêt de la médiation et des engagements des entreprises dans la charte et le label que nous portons. Qu’il s’agisse d’un simple engagement à adopter des pratiques vertueuses ou un véritable cadre légal, c’est une approche globale qui nous permettra d’améliorer la situation. C’est justement le rôle de la Médiation que de veiller à la fluidification des relations clients/fournisseurs. Par le biais de ces outils complémentaires au Name & Shame, nous nous efforçons de résoudre les litiges entre les entreprises, quelle que soit leur taille, afin de recréer du lien et de la confiance dans notre économie ».

GOODPayeur® et la Médiation des entreprises vous donnent donc rendez-vous à la fin 2020 afin de dresser un nouvel état des lieux du Name & Shame.

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